Premier voyage avec Marie aux odeurs d’Italie. C’est fin 2017, du 27 au 31 décembre, que Marie et moi avons réalisé notre premier voyage ensemble.
En l’espace de quatre jours, nous avons eu le privilège de découvrir, main dans la main, une partie de la Lombardie. Entre Milan l’élégante, Bergame la médiévale et Côme la romantique, c’est dans un cadre unique, alléchant pour les amoureux, que nous avons recouvert de nos pas une des plus belles régions d’Italie.
First Day – From Toulouse to Milan
27 décembre – C’est le grand jour pour Marie et Axel. Il s’agit aujourd’hui de notre première venue commune dans un aéroport et de notre premier vol. Nous en parlions depuis un moment de voyager ensemble, voilà chose faite, environ un an et demi après le début de notre relation. Notre vol est prévu à 13h50 à l’aéroport Toulouse Blagnac. Je n’ai pas souvenir que la météo était très belle lors de notre départ, notamment avec des grosses rafales de vent. Il n’y a malgré tout aucun retard à signaler, nous voilà dorénavant côte à côte dans l’avion. Deux petites heures plus tard, nous touchons le sol italien. Rien à signaler concernant nos bagages sachant que nous n’avions rien en soute. Il s’agit maintenant de rejoindre en navette le centre-ville de Milan. Un long trajet en bus d’une heure qui nous attend, tout ça dans l’humidité. Oui, il est important de signaler que nous sommes arrivés en Italie sous la pluie. Le bus nous dépose à Milan Centrale, sans encombre. Il fait maintenant nuit sur Milan, les décorations de Noël sont de sorties, la pluie donne malgré tout une ambiance chaleureuse, cosy. Notre AirBnB nous avait donné rendez-vous proche de la Gare Centrale afin de récupérer les clés de l’appartement. Celles-ci maintenant en notre possession, il s’agit maintenant de rejoindre ce même logement en métro, non loin du Navigli. Quelques stations et un bon kilomètre à pied plus tard, nous voilà bel et bien arrivé chez nous, pour quatre jours. L’appartement est immense, propre mais n’est en rien comparable à ce qu’il y avait sur les photos sur le site. Disons-le, nous sommes très bien logé, c’est un fait, mais AirBnB reste quand même très fort pour embellir les photos. Il doit être aux environs de 19h00 à Milan, les valises sont déposées, pas le temps pour se prélasser, notre ventre gronde (très fort). Marie avait eu la bonne idée de prendre son parapluie avant de partir, disons qu’il nous aura énormément servi ce soir-là. Nous commençons tranquillement à remonter la Via Giuseppe Media. Les rues sont calmes, presque désertes. Il est déjà tard en ce mercredi de décembre, les voies de tram sont humides ce qui laisse place à de beaux reflets dans les flaques. C’est agréable et nous profitons de ces moments ensemble. Après une petite demi-heure de marche, nous arrivons sur la place de l’Arco di Porta Ticinese. Comparable à un petit Arc de Triomphe, cette place est une sorte de point de repère à Milan, étant une des portes d’entrée du centre-ville et tout proche du si bien connu Navigli. Cet endroit est également un lieu où nous n’avons eu aucun mal à trouver un restaurant où manger. Deux choix s’offrent à nous dans l’immédiat: d’un côté de la rue se dresse Ricette Tricolori, restaurant où nous pourrions avoir notre première dose de saveurs italiennes, de l’autre, le si bien connu et attractif MacDonald. Ne craquons pas déjà, ça sera donc l’italien pour ce soir. Après avoir vidé le parmesan en guise d’apéritif, les pâtes de Marie arrivent, tandis que ma pizza est également là. Le repas est fort agréable, il n’y a pas pas grand monde dans le restaurant, il s’agit ce soir-là d’un premier repas réussi. Après le dîner, nous prolongeons le plaisir jusqu’au bout en rejoignant par la rue commerçante Via Torino le si célèbre Duomo et les Galleria Vittorio Emanuele. Les rues sont toujours aussi calmes et rejoindre un si touristique et magnifique lieu sans l’effervescence des touristes, cela reflète d’un certain plaisir. Il s’agit également pour Marie et moi de profiter des lumières et éclairages de Noël afin de prendre de belles photos. Marie a des envies de dessert, nous nous arrêtons prendre une gaufre à emporter. Il est maintenant tard et mine de rien, nous avons beaucoup marché ce soir. Il est temps de rentrer tranquillement à notre appartement et de se reposer afin de prendre des forces pour demain.
Second Day – Milan

Le réveil sonne, nos yeux sont encore brouillés en-haut de la mezzanine. L’ouverture des rideaux nous réserve la surprise de voir un ciel dégagé et clair. Quel plaisir et quelle chance de pouvoir commencer nos visites de jour sous ce temps. Rapide douche, descente des deux étages de notre immeuble, et nous voilà parti pour une longue et trépidante journée milanaise. Marie avait ciblé quelques cafés et restaurants dans la partie Est de Milan. Direction donc le Baobar afin de partager notre premier petit déjeuner ensemble. Nous avons ainsi le plaisir de traverser une bonne partie de la ville à pied, en ayant l’opportunité de passer devant un grand nombres d’églises, d’immeubles colorées et de beaux parcs. Mention spéciale à la Basilica Santa Maria Dei Miracoli, discrète Basilique en plein cœur de Milan offrant une très belle cour face à sa somptueuse façade.

Après une à deux bonnes heures de marche, nous voilà bien installé dans les sièges du Baobar, en sirotant agréablement un jus d’orange et un thé. Quelques photos plus tard de ce lieu assez photogénique, nous prenons ensuite la direction d’un… second bar, afin de partager un nouveau café dans la cour. Le Lùbar étant le café des Galeries d’Art Moderne de Milan. Il n’est pas encore 12h00 que nous sommes déjà à notre second café/encas en l’espace d’une heure. Nous voilà ainsi reparti à vadrouiller à travers la ville. La météo est toujours autant à son avantage, le soleil qui tape sur nos visages est agréable et nous réchauffe face à l’humidité encore présente de la veille. Nous prenons la direction de la Pinacoteca Di Brera et de la Bilioteca Nazionale Braidense di Brera. Les deux établissements ne faisant qu’un si mes souvenirs sont bons. Les bibliothèques sont souvent des endroits auxquels nous ne pensons pas lorsque nous partons en voyage, et pourtant, dans bien d’autres destinations que nous avons fait Marie et moi, il a été sans cesse prouvé qu’en plus d’être des lieux (souvent) calmes et paisibles, il s’agit souvent de très beaux endroits. Après une visite (gratuite) de la salle principale et de la cour, nous prenons ensuite la direction d’un quartier d’affaire nouveau et moderne qu’est la Piazza Gae Aulenti.

En chemin, nous tombons par pur hasard sur la Corso Como, et plus particulièrement le numéro 10. Il s’agit d’un mix entre une boutique, café au rez-de-chaussé et un lieu d’exposition qui se dresse aux étages. C’est un lieu unique mettant en avant l’art, le fashion, le design et la nature. Cet endroit et sa cour sont très verts, ce qui donne une atmosphère naturelle en plein cœur de Milan. Le dernier étage vous réservera la surprise de pouvoir profiter d’une terrasse qui se doit d’être très agréable aux heures de printemps. Nous rejoignons finalement la Piazza Gae Aulenti. Vous y retrouverez ici un centre commercial, des bureaux et un grand nombre de restaurants et food trucks. Son architecture moderne et ses immeubles très hauts en font un endroit à voir. Les immeubles disposés en cercle laissent également la place à une place moderne mais agréable en son centre. Finalement on en oublierait presque notre déjeuner… Il n’est pas loin de 14h30 et nous n’avons toujours pas trouvé chaussure à notre pied pour manger. Le choix est pourtant là, mais disons-le, il y a même trop de choix. Retour donc sur la Corso Como (la rue), où notre choix se tournera finalement vers la California Bakery afin d’y partager un copieux repas à base de baggel, sandwichs et pancakes.

C’est repu que nous quittons la partie Nord du centre-ville de Milan, dans le but de se diriger légèrement plus à l’Ouest en direction du Castello Sforzesco. C’est sur ce trajet que nous ferons mention d’une certaine blague de Marie qui a failli nous contraindre de rejoindre des toilettes en urgence. Bref, une blague reste une blague. La longue journée de marche commence à se faire ressentir dans nos jambes. Nous arrivons à facilement rejoindre notre nouveau point de chute. Le château ainsi que le parc qui l’entourent sont agréables. Le lieu est touristique mais un lieu touristique est synonyme d’un lieu de beauté. Nous poursuivons ainsi notre route en direction de l’hyper-centre et du Duomo. Après avoir eu la chance de voir ce lieu de nuit et sans l’ombre d’un touriste, donnons-nous l’occasion de profiter des lumières du jour donnant sur les vitres des Galleria Vittorio Emanuele.

Il doit être aux alentours de 15h30 quand nous finissons par rejoindre la place du Duomo. Le ciel est clair, les lumières d’hiver sont belles. Les touristes sont là, et n’oublions pas que nous faisons nous-mêmes partis de ces mêmes touristes. A cette heure-ci et sous cette météo, difficile de pouvoir se frayer un chemin sur la place ainsi que dans les Galleria. L’avantage est que le spectacle se présente au-dessus de nos têtes. Nous prenons le temps de prendre des photos, de profiter des magasins ouverts dans la Galerie. Nous apercevons depuis la Place du Duomo la terrasse d’un bar surplombant toute la cathédrale et ses alentours. L’envie de se poser et de profiter de la fin de journée se fait ressentir, nous nous dirigeons donc vers la Terrazza Aperol. Une petite demi-heure d’attente avant de pouvoir avoir le privilège de profiter d’une table en terrasse. Le lieu est chic et connu. Nous prenons notre mal en patience, et surtout en plaisir quand nous voyons la table qui nous est attribué au plus près des rambardes. Le spectacle est incroyable, les lumières sont magnifiques et Marie est toute jolie. Nous sommes heureux, nous immortalisons le spectacle. Le soleil se couche, il doit être aux alentours de 17h30. Nous prenons la décision de rentrer tranquillement à l’appartement. Sur le chemin, Marie insiste pour s’arrêter à H&M m’acheter un col roulé (un souvenir que je possède toujours). Quelques kilomètres plus tard, nous voilà de retour en haut de notre mezzanine. Le temps de nous donner quelques moments pour nous, de se reposer un coup, et de bien cibler notre nouvelle étape du soir.

Qui dit Italie dit… pizza (ou pâte!). Qui oserait dire qu’il n’a jamais recherché sur Google “Best Pizza in town” lors d’un voyage? Ce soir est le bon pour craquer, pour se permettre (peut-être) la meilleure pizza de Milan. Après quelques recherches, les guides nous mènent à une pizzeria, la Tradizionale, non loin de l’appartement proche du Navigli. De mes souvenirs, il n’était pas possible de réserver (nous n’avions pas réservé si c’était le cas). Quelques minutes d’attente avant de se voir accorder une table. Le lieu est bruyant mais convivial! La décoration, très jaune, a du charme. Marie est très belle encore ce soir-là, très bien coiffée avec ses boucles d’oreille rouges. Les pizzas sont également très bonnes. Il s’agit d’un très bon moment de notre voyage. Il est dorénavant tard sur le Navigli, les quelques éclairages de Noël donne un certain charme à ce lieu. Il est temps de rentrer à l’appartement, de se donner du temps pour nous, de bien dormir, et de voir venir un avenir radieux à notre séjour.








Third Day – Milan

Le réveil est toujours au rendez-vous à Milan. Difficile de se permettre une grasse-matinée dans ce contexte et dans cet environnement. Après avoir exploré une grande partie de la ville la veille, nos explorations se dirigent aujourd’hui vers l’Est de la ville. C’est au café en bas de chez nous que débute notre journée. Sur le coup, nous n’avons pas besoin d’aller bien loin pour profiter d’un café et de viennoiseries. Voyager réserve quand même son lot de surprises dans les boulangeries et cafés. Je trouve quand même très agréable de découvrir des choses nouvelles en dehors de nos croissants et pains au chocolat. Nous sommes gâtés sur le coup, il y a dans ce café une grande diversité de petits gâteaux. Marie commande un jus d’orange ainsi qu’un thé, tandis que mon choix se porte sur mon café habituel du matin. En tout cas, notez bien, il s’agit de notre arrêt au stand numéro 1 de la journée. Notre première destination nous mène à la Basilica di Sant’Ambrogio. Un très bel édifice, où, comme dans une grande partie des autres basiliques de Milan, une belle cour se présente à nous dans l’entrée. Je considère cela comme important de le notifier, entre l’entrée de la cour et l’entrée de la basilique, nous avons vraiment le sentiment de passer par un réel sas de calme. Nous en profitons notamment pour visiter le lieu de fond en comble, y compris la crypte, où sont exposés trois squelettes (notamment celui de Saint-Ambroise).

Non loin de là, nous prenons ensuite la direction de l’église Santa Maria delle Grazie. Le lieu est touristique mais il est encore tôt et la grosse vague de touristes n’est pas encore arrivée. Contrairement aux autres églises et cathédrales de la ville, l’accès à la Santa Maria delle Grazie est payant. De ce fait, nous faisons le choix avec Marie de profiter de l’extérieur et de continuer notre bout de chemin à travers la ville. Tout comme la veille, Marie avait ciblé un grand nombre de cafés, restaurants où partager de nouveaux déjeuners. Et pourtant, les déceptions s’enchaînent en voyant un grand nombre d’établissements affichant porte close. Mine de rien le temps passe, l’heure du déjeuner s’approche et les tensions commencent à se faire ressentir quant au choix du repas. Après des bonnes heures de marche à travers les quartiers San Vittore et Zona Solari, nous décidons de nous rapprocher à nouveau du Navigli. Une fois sur le bord de la Darsena, nous apercevons ainsi un restaurant possédant une terrasse en plein soleil. Il n’en fallait pas plus pour que notre choix ce porte sur cet endroit. Il est ainsi l’heure de manger, et nous ne sommes qu’à notre deuxième arrêt au stand.

A ce stade de la journée et avec tout ce que nous avons marché hier et aujourd’hui, nous avions, en gros, vu tout ce que nous voulions voir à Milan. Il faut voir cela d’un bon œil, cela signifie plus de temps pour nous et pour prendre le temps de faire des boutiques ou autre. Aussitôt reparti de notre encas du midi, nous revoilà aussitôt fouler l’entrée d’un nouveau restaurant. Oui, aussi incroyable que cela puisse paraître, nous sommes déjà de retour dans un établissement vendant de la bonne cuisine. Vingt minutes, c’est donc le temps qu’il nous a fallu afin de retrouver de la place dans notre estomac afin d’y faire rentrer une tartine à l’avocat pour Marie, et une part de pizza pour moi. A peine ressorti de Farini Milano, c’est le dessert qui nous appelle, à seulement quelques pas de là, au Caffé Napoli. En l’espace d’une heure, nous sommes passés d’un arrêt au stand lors du petit déjeuner à quatre… Ecoutez, autant ne pas se priver, nous sommes en vacances. C’est donc au Caffé Napoli que nous nous permettons de commencer notre digestion à l’aide d’un chocolat chaud relativement dense. Nous aura t’il vraiment aidé à digérer? La question se pose toujours. Nous accordons donc officiellement un petit break à nos estomacs. Sachant que nous avons donc fait le tour de nos lieux à voir, c’est tout en décontraction que nous arpentons les rues du centre-ville de Milan.

Nous nous dirigeons ainsi vers l’arrière du Duomo dans le but de découvrir les ruelles que nous n’avons pas eu l’occasion d’explorer. Un quartier fort agréable où nous tombons notamment sur de grandes enseignes comme Abercrombie & Fitch ou encore Hermès. Petit tour chez l’excellence française pour Marie, avant de continuer notre tour dans ce quartier fort agréable. Afin de se reposer un petit peu en fin de journée, nous nous permettons un énième café aujourd’hui, le cinquième arrêt en lien avec de la nourriture ce-jour. Rien que ça. Sur le chemin du retour, nous nous permettons quelques achats pour nos proches dans une épicerie vendant des huiles d’olive ainsi que d’autres produits de la région. La nourriture ne nous lâchera pas de si tôt sachant que nous avons le plaisir de trouver en plein cœur du centre-ville une sorte de marché couvert où quelques provisions sont faites une fois de plus pour nos proches. De retour aux environs du Navigli et non loin de notre appartement, Marie a le plaisir de voir les chaussures de ses rêves en vitrine. Il n’en fallait pas plus pour la voir essayer cette paire. Rien à dire, Axel valide, mais une question de pointure aura mis fin à nos espoirs de la voir marcher avec un jour. Dommage. La journée touche petit à petit à sa fin (pas sa “faim” en tout cas). La nuit est déjà tombée sur les toits de Milan. Les lumières du soir ont pris possession des lieux. Le ciel est clair, l’ambiance est calme et chaleureuse. Je n’ai pas souvenir que nous soyons rentrés à l’appartement avant de grignoter ce soir-là. Le quartier du Navigli est assez vivant le soir et les boutiques se permettent ainsi de fermer tard. Entre deux visites de magasin, nous nous permettons une part de pizza avant de rentrer. Cette journée aura été longue et intense. Que ce soit pour nos jambes ou nos estomacs. De nouvelles aventures nous attendent dorénavant en-dehors de Milan.



Fourth Day – Bergame and Côme
Nous sommes le samedi 30 décembre. Le téléphone sonne tôt, très tôt ce matin-là. Je me lève tandis que Marie reste sous la couette, profitant de quelques heures de plus au lit. Il doit être aux environs de 5h00 à Milan, je me dirige avec plein d’enthousiasme et d’excitation en direction de l’aéroport. Ne vous inquiétez pas, je ne m’en vais pas sans Marie, non. L’objectif de ce matin est d’aller récupérer notre voiture de location à l’aéroport. Me voilà ainsi à refaire le trajet retour de ce que nous avons pu faire le mercredi, entre marche, métro et bus. J’arrive sous les coups de 07h30 à l’aéroport de Milan où je me dirige vers le loueur Sixt. J’avais pris la responsabilité de ne pas payer la réservation en ligne et d’attendre de le faire directement lors de la prise en charge de la voiture. Erreur… un problème de carte de crédit me résigne à pouvoir prendre en charge la voiture. En effet, les différences existantes entre les cartes de débit et crédit me contraignent de pouvoir payer certaines choses comme des voitures de location. Mon énervement se faire ressentir sur mon visage, l’employé de Sixt n’y est évidemment pour rien, c’est la procédure qui m’énerve plus qu’autre chose. Dans ce cas-là que faire… Annoncer la mauvaise nouvelle à Marie et rester sur Milan? Supplier Sixt, ce qui ne changera rien ou bien tenter de louer une voiture avec un autre loueur? J’opte ainsi pour la dernière option en attendant de voir le prix que l’on peut me proposer. Je me dirige ainsi vers la valeur sure de la location de voiture française: Europcar. La dame me fait gentillement comprendre que ma carte de crédit ne me posera pas de problème et que le prix sera environ deux fois plus cher que ce que j’aurai du payer avec Sixt. Bon, tant pis, c’est les vacances, nous avons des plans et autant en profiter. Le paiement est bien accepté, les clés me sont remises, je prends ainsi possession de notre Smart pour 24 heures.

Une fois les réglages de conduite bien effectués, je prends la route en direction de Milan afin de récupérer Marie. Une bonne partie du chemin se fait sur autoroute avant de rejoindre le périphérique de Milan et quelques rues du centre-ville. Marie m’attend bien au rendez-vous au pied de notre appartement. A ma surprise, elle n’est pas seule. En effet, elle était accompagnée du petit déjeuner, belle attention et surprise. Je me permets de lui faire un petit topo sur ce qui s’est passé à l’aéroport, la pression redescends petit à petit. A bord de notre Smart, nous voilà maintenant en direction de Bergame, à seulement 60 kilomètres au Nord-Est de Milan. C’est une sacrée chance pour nous de pouvoir se rendre dans de si beaux coins à une si proche distance de notre appartement. D’autant plus que cela n’est un secret pour personne mais la voiture donne malgré tout une réelle liberté de déplacement, la preuve, nous prenons le temps de nous arrêter sur la route afin de prendre quelques photos d’un village avec des montagnes aux sommets enneigés en arrière-plan.

Aussitôt arrivé à Bergame, aussitôt garé, nous voilà ainsi en contre-bas de la cité médiévale, à environ un kilomètre des remparts. N’ayant pas beaucoup de liquide sur nous, nous payons seulement pour une heure et demi de stationnement. Nous sommes convaincus que nous serons donc obligés de redescendre à la voiture afin de changer de parking. Tant pis. En ce mois de décembre, nous ne tardons pas à nous réchauffer en vue de l’inclinaison de la route. Ils appellent cela la “cita alta”, et nous comprenons rapidement pourquoi. Le lieu n’est en tout cas pas inondé par les touristes. Il est encore tôt sur Bergame, le soleil rencontre un peu de mal à pointer le bout de son nez face à l’accumulation de nuages. La vue n’en reste que très plaisante. Une fois la porte de la cité franchie, nous entamons nos visites par une, puis deux, puis trois si ce n’est quatre églises. Difficile de reprocher la beauté des églises après en avoir vu de telles qualités. La cité reste néanmoins assez petite. La place centrale ainsi que les ruelles perpendiculaires à l’allée principale sont très agréables et plaisantes à recouvrir de nos pas. Une fois notre tour terminé, Marie s’empresse de franchir le palier d’une boutique de vêtements qu’elle avait repéré à l’aller. L’hésitation est immense mais le choix est fait! Ce manteau sera son souvenir de notre voyage. Nous sommes donc maintenant trois dans notre Smart, Marie, son manteau bien installé sur ses épaules, et moi.

Notre visite de Bergame étant terminée, nous nous empressons de reprendre le volant pour rejoindre le si bien connu Lac de Côme. Même voiture, mêmes protagonistes, nouveau manteau, même plan: prendre les petites routes. Environ 65 kilomètres séparent les deux villes pour environ une heure et demi de route. Il doit être aux environs de midi, nous n’avons pas encore très faim, nous décidons de reprendre la route le ventre vide. Sur notre périple, nous avons la surprise de traverser un très sympathique village qu’est Brivio. L’entrée du village se fait en traversant le “Ponte du Brivio” qui offre une magnifique vue sur le village et ses montagnes enneigés. Nous parvenons à nous garer afin d’immortaliser ce moment. La météo nous gâte une fois de plus aujourd’hui. Les nuages se sont levés et c’est un grand ciel bleu qui nous garde. Nous prenons le temps de nous dégourdir les jambes dans le centre de ce tout petit village. L’instant est agréable, les rues sont désertes. Notre tour se termine, notre Smart nous appelle à nouveau. Le temps passe, la faim commence à se faire entendre. Et tout à coup le drame… Non, ne croyez pas que nous venons de crever, de percuter une famille de canards colverts sur le bas côté de la route ou encore un agent de sécurité sur un parking, non, nous venons de voir… un MacDonald. Un regard aura suffit pour nous convaincre de franchir le palier de cette enseigne gastronomique et de se laisser tenter par le si connu Menu Maxi Best Big Mac (potatoes badoit) de Marie accompagné d’un double cheese. Le bonheur est immense et apparemment cela est encore plus satisfaisant que son copain. Le MacDonald sera donc devenu une tradition dans n’importe lequel de nos voyages.

Côme nous appelle petit à petit, les légendes disent également que George Clooney s’impatiente en nous attendant dans sa villa au pied du lac. C’est aux alentours de 15h00 que nous parvenons à nous garer dans la si touristique ville de Côme, à l’extrême Sud du lac. Les rues sont très passantes, et n’oublions pas, aujourd’hui c’est samedi. Nous parvenons malgré tout à nous frayer un chemin dans les étroites rues de Côme. La ville est belle, la météo également (et Marie aussi). Un grand nombre de petites places nous attendent à l’intersection d’une grande partie des rues. Après un premier goûté partagé dans un café à l’angle d’une place, Marie fait une halte dans une épicerie afin d’acheter des pâtes d’une forme “pas très Charlie” pour son frère. La dernière place donnant sur le lac laisse également place aux derniers instants du marché de Noël de la ville. Il s’agit toujours d’un agréable moment que de se perdre au cœur de ces chalets de bois, entre articles vus et revus de Noël et produits gastronomiques locaux. Nous arrivons finalement à rejoindre les berges du lac. Écris comme ça on croirait que nous avons marché l’équivalent de dix kilomètres mais détrompez-vous, l’enthousiasme et l’excitation de pouvoir marcher à travers le village aura demandé beaucoup de temps pour une très courte distance. Le soleil d’hiver pointe toujours le bout de son nez sur les berges Est du lac. Les rives sont chargées de monde à la sortie du village, mais quand on s’en éloigne un peu, nous retrouvons rapidement le calme et la plénitude d’un lac de montagne. Le soleil est fort plaisant. Nous prenons le temps de nous arrêter à différents endroits pour profiter de celui-ci. Ça y est, une petit heure plus tard, aucun rayon n’est dorénavant visible. Le froid reprend petit à petit sa place en ce 30 décembre.

De retour dans la ville, nous avons l’étrange idée de vouloir bouger la voiture de place (je me demande si ce n’était pas pour profiter un petit peu des alentours). Une erreur de plus aujourd’hui en voyant le nombre de voitures étant à la recherche de places de stationnement. Aussitôt parti, aussitôt notre place prise. Notre tour aux alentours du lac n’ayant pas eu le succès attendu, nous cherchons donc rapidement à nous garer à nouveau à proximité de la ville. Une bonne demi-heure plus tard, nous trouvons finalement la perle rare sur les bords du lac, à l’Ouest de la ville. C’est soulagé, heureux et affamé que nous arpentons la ville sous ses plus belles lumières d’hiver. Nous nous posons quelques minutes plus tard au Divino Wine Bar afin de prendre le temps de partager un de nos derniers verres italiens ensemble. L’histoire retiendra que nous étions seulement parti pour boire un coup, cependant, l’amabilité des italiens nous aura joué des tours en nous offrant un apéritif des plus copieux en accompagnement du verre de vin de Marie et de ma bière. C’est un moment unique et mémorable que nous vivons dans ce bar. Les gens sont chaleureux, nous sommes amoureux, l’ambiance est exceptionnelle. A la suite de cette halte, nous ressortons de là repu, et encore plus heureux de vivre notre bout de chemin ensemble. De retour dans les rues principales de la ville, nous sommes témoin d’un spectacle dont nous ne nous attendions pas. Les illuminations de Noël à Côme sont “wahoo”. A l’image de la fête des lumières à Lyon avec un grand nombre de projections sur les monuments, Côme joue également le jeu de ce spectacle de lumières sur toutes les places de la ville. Les couleurs sont vives, les scénarios sont différents sur chaque place. La surprise et l’émerveillement sont total. Nous ne comptons pas le temps passé à prendre des photos, à profiter de ces scènes mêlant musiques et lumières. Le vie est belle, la fin du voyage ne se fait même pas ressentir dans ce contexte.

Il commence à se faire tard sur Côme. La faim ne nous appelle pas, cependant, nous voulons nous permettre de passer un dernier moment ensemble ici, autour d’un plat, en tête-à-tête, ces têtes pleines de souvenirs, des regards baignés par la passion. Après quelques recherches sur nos téléphones, nous parvenons à faire notre choix. Le lieu est beau, les plats sont excellents, cependant, disons-le, nous subissons actuellement une accumulation de nourriture trop conséquente en peu de temps. Bien que la nourriture soit de très bonne qualité, nous ne parvenons pas à pouvoir déguster. Nous rencontrons également du mal à finir nos plats, pour vous dire… Notre appétit et gourmandise inexistante ne nous laisseront aucune place pour un dessert. L’obscurité de la nuit nous guette toujours autant. Il est tard et nous avons encore de la route avant de rentrer sur Milan. Nous faisons un chaleureux au revoir à Côme. La fin de ce voyage approche, l’émotion prend petit à petit le pas dans nos pensées. Le retour sur Milan se passe bien. Marie dort sur le siège passager, tandis que je tâche de rester concentré sur la route. Il doit être aux environs de 23 heures à Milan. Une chose une sure, nous ne verrons plus la Lombardie de jour. Notre vol est tôt demain, nous faisons rapidement nos valises ce soir-là avant de prendre place au lit pour ce qui est, à ce-jour, notre dernière nuit Italienne que nous avons vécu ensemble.
Fifth Day – From Milan to Toulouse
C’est l’heure, c’est le moment. Quatre réveils à Milan plus tard, il est l’heure de plier bagage, fermer à clé et s’en aller. La triste fatalité de toute fin de voyage, le premier avec Marie, loin d’être le dernier. Chaque voyage a son lot de souvenirs, de moments indélébiles. Celui-ci est le premier, nous sommes amoureux, nous étions au pays de l’amour et du romantisme. Nous sommes en route pour l’aéroport, nous sommes calmes, discrets, il est très tôt. Nous déposons la voiture, puis les clés pour nous retrouver dans le hall d’entrée de l’aéroport. La sécurité passée, le contrôle de la taille des bagages effectuée, nous voici maintenant côte à côte dans l’avion. Il est 07h20, l’avion décolle, je m’endors tandis que Marie m’agrippe fort le bras droit, peu rassurée de voir le blanc des Alpes si proche de l’avion. Nous arrivons en tout début de matinée sur Toulouse, les parents de Marie sont là. C’est la fin, la fin d’un voyage, la fin d’une année, et il s’agissait surement de la plus belle fin possible.







